La valeur bousière d’Alibaba continue de chuter

Alibaba, détenue a 39% par Yahoo!, est la plus grande place de marché business-to-business en Chine. Le cours de l’action a connu ce mercredi sa plus grande chute depuis son introduction en bourse le 6 novembre 2007. Résultat, un cours de clôture de HK$9,14 et une valeur boursière de HK$48.6 milliard. Le titre d’Alibaba.com s’échange actuellement à moins de HK$ 9,4, en baisse de 76% par rapport à son prix d’introduction de HK$39,50.

Yahoo! a investit HK$776 million pour acheter 57,5 million d’actions d’Alibaba. Le résultat est que les Américains ont perdus, sur papier, HK$225 million, basé sur le dernier cours. De plus, les 2 années de ‘lock-up’ ne sont toujours pas encore terminés. Yahoo doit donc garder les actions pendant au moins un an.

Il faut toutefois relativiser la chute du cours. Ce qui est certain c’est que l’impact n’est pas perceptible sur les comptes 2007 que le groupe a présentés en mars 2008. Loin de là même. Son bénéfice net a même bondi de 340%! De 220 millions de yuans en 2006, ce profit grimpe à 968 millions d’euros, là où les analystes tablaient sur 947 millions. Sa marge opérationnelle passe de 19,7% à 37,2% du chiffre d’affaires. Quant aux ventes, pas de repli en 2007. Elles ont grimpé de 59% à 2,16 milliards de yuans. Alibaba enregistre en 2007 27,6 millions d’utilisateurs inscrits, soit 40% de plus que l’année précédent. Mais 18% seulement de ces utilisateurs naviguent sur le site de langue anglaise depuis les Etats-Unis.

Le groupe Alibaba gère également un populaire site d’enchères pour les particuliers taobao.com, qui a ravi à eBay la place de numéro un sur le marché chinois des enchères. Il possède également un site de petites annonces, Koubei. Fondé il y a huit ans avec 18 personnes, Alibaba.com confirme, à travers cette introduction en Bourse à Hong Kong, sa place d’acteur majeur sur le marché de l’internet.

(Source: China Knowledge, La Tribune)

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L’industrie et la construction moins intéressés d’avoir un site web

Ce ne fut pas vraiment une surprise. Selon une nouvelle étude de la FEB, 15% des entreprises de plus de 100 employés, n’est pas intéressé d’éditer un site web. Dans ce – certes­ petit – groupe, il y a surtout des sociétés dans les secteurs industriels et de la construction, des secteurs­ connus pour leur approche­ ‘traditionnelle’. On se rappellera que c’est justement dans ces­ deux secteurs qu’un grand nombre de places de marchés ont disparus­ au moment de l’éclatement de la bulle internet. On se­ souviendra par exemple de B2Build. Mais d’autres plateformes d’achat, comme BuildOnline, ont tout de même survécu à l’hécatombe du Net. Vive les SurvivorsContinue reading